Le come-back de Monie kongo
Entre percussion et composition : le cœur vibrant de Monie Kongo
Chez Monie Kongo, la musique ne commence ni par une note ni par un mot — elle naît d’un battement. Une pulsation venue du plus loin, du plus profond. Les percussions sont son ancrage, son souffle, sa mémoire corporelle. Chaque tambour qu’elle frappe est un appel, un dialogue, une offrande.
Mais derrière le geste instinctif se cache aussi une architecte du son. Compositrice de l’invisible, elle sculpte ses morceaux comme on trace des chemins dans la forêt : avec intuition et intention. Elle connaît le pouvoir des silences, l’équilibre fragile entre structure et liberté, entre transe et précision.
Son art fusionne les textures organiques des percussions traditionnelles avec des paysages sonores plus modernes, électroniques, parfois même oniriques. Elle compose comme elle vit : en écoutant le monde, en traduisant l’émotion en forme, le cri en beauté.
Les rythmes du Kongo sont son socle, mais elle y ajoute sa propre respiration, sa vision. Ainsi, chaque création devient un territoire unique — une cartographie sonore de ses racines, de ses luttes, de ses élans.

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